Réduire notre vulnérabilité aux risques majeurs et anthropiques

Populations, risques majeurs et anthropiques : une vulnérabilité polymorphe

Projet adopté à l’unanimité des présents au bureau du CÉSECÉM, le lundi 7 janvier 2019.

A l’image des autres territoires insulaires caribéens, la Martinique est directement concernée par les risques naturels et les pollutions causées par l’homme. Ouragans, séismes, glissements de terrains, inondations, mais aussi chlordécone, sargasses… font désormais parti du vocabulaire quotidien des martiniquais.

En Martinique, tous ces risques se trouvent exacerbés par :

  • la taille du territoire (micro-insulaire) entrainant un manque d’espace et de possibilités de réinstaller les populations touchées ;
  • la situation géographique (entourée d’eau, avec un relief fortement vallonné) ;
  • la forte densité de population (360 habitants / km² contre 120 dans l’hexagone) ;
  • la fragilité du bâti, avec une part importante de constructions non professionnelles, inadaptées, situées dans des zones sensibles (bordure de rivières, pied de versants, zones submersibles, liquéfiables, au somment de mornes) ;
  • l’inadéquation de la législation (créé pour la France hexagonale qui se surimpose à la Martinique sans forcément prendre en compte les spécificités du territoire).

Le CÉSECÉM souhaite mener une action, dans les prochains mois, afin de mettre en lumière l’écart qui nous sépare de la résilience, et faire ainsi émerger les politiques et les comportements susceptibles de réduire notre vulnérabilité.

 

Quelques notions clés

Aléa

Évènement, naturel ou humain, potentiellement dommageable en terme de perte en vies humaines, matérielles et de santé

Vulnérabilité

La vulnérabilité exprime le niveau d’effet prévisible de ce phénomène sur des enjeux (l’homme et ses activités)

Risque

Le risque peut être défini comme la confrontation des aléas aux facteurs de vulnérabilité (peuplement, répartition des biens)

Autres articles récents