Il y a encore quelques jours, le bilan officiel de cet incendie déclenché par la foudre, le 5 août dernier, était de deux décès. Il s’est considérablement alourdi.

L’incendie avait fait rage pendant une semaine début août. Quatorze pompiers restaient portés disparus. Ils ont été officiellement annoncés morts par Jorge Gonzalez Perez, le président de la Société cubaine de médecine légale. Leurs corps ne sont toutefois pas identifiables et l’extraction d’ADN est impossible étant donné leur exposition à de très hautes températures.

Le bilan humain actuel est donc de seize personnes décédées, tous des soldats du feu, et de plus de 130 blessés au total. Les funérailles seront célébrées demain, vendredi 19 août, et deux jours de deuil national ont été décrétés.

Pour rappel, le sinistre a été déclenché dans la nuit du 5 août par la foudre, lorsqu’elle s’est abattue sur le dépôt pétrolier de la ville côtière de Matanzas. L’incendie, ravageur, a détruit quatre des huit réservoirs en capacité de contenir jusqu’à 52 millions de litres de pétrole chacun. Le combustible avait pour mission d’alimenter la centrale électrique la plus importante de Cuba, à 100 kilomètres à l’est de la Havane. Celle-ci a dû être mise à l’arrêt.

Une double peine, alors qu’au mois de juillet, des manifestations avaient eu lieu, notamment à Los Palacios, toujours dans l’ouest du pays, pour protester contre le dysfonctionnement de plusieurs centrales électriques et les coupures de courant associées.