Les pirates informatiques ont réussi à bloquer tout le réseau informatique de l’hôpital.

Publié le 22/08/2022 11:12 Mis à jour le 22/08/2022 11:42

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Lundi 22 août, l’hôpital de Corbeil-Essonnes (Essonne) est victime d’une cyberattaque. Le système est bloqué et une enquête a été ouverte. Valentine Meyer est en duplex devant l’hôpital et fait un point sur la situation. (JOEL SAGET / AFP)

Le Centre hospitalier Sud Francilien (CHSF), situé à Corbeil-Essonnes, a déclenché son plan blanc après une cyberattaque survenue dans la nuit de samedi à dimanche, a appris lundi 22 août franceinfo auprès de l’établissement, confirmant une information de RMC.

Selon une source policière à franceinfo, les pirates ont réussi à bloquer le réseau informatique de l’hôpital et réclament une rançon de 10 millions de dollars. Le parquet de Paris est saisi de l’enquête confiée au centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie nationale.

Dans ce contexte, les urgences de l’hôpital fonctionnent en mode dégradé. Les patients sont notamment redirigés vers d’autres hôpitaux de la région et des déprogrammations d’opérations sont envisagées, déplore la direction générale de l’hôpital dans un communiqué. « Tous les logiciels métiers de l’hôpital, les systèmes de stockage (notamment d’imagerie médicale) et le système d’information ayant trait aux admissions de la patientèle » sont pour l’heure « inaccessibles ».

Le CHSF met « tout en oeuvre pour maintenir les soins ambulatoires » qu’il peut assurer en dehors du bloc opératoire. Les personnes déjà hospitalisées dans l’établissement peuvent continuer à être pris en charge, assure l’hôpital. Cette attaque n’impacte effectivement pas le fonctionnement, la logistique, les services médico-techniques, la sécurité du bâtiment, ni ses réseaux téléphoniques.

Des experts ont été mandatés par l’Autorité nationale en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information pour intervenir rapidement. Ils travaillent actuement sur trois axes prioritaires, précise le CHSF dans son communiqué : « identifier la source de l’attaque, analyser le périmètre de l’attaque sur notre réseau, et sécuriser les sauvegardes ».