En février 2022, l’Assemblée nationale a réalisé un rapport d’information, au nom de la délégation aux Outre-mer, sur l’habitat. Un rapport duquel découlent 53 recommandations basées autour de trois axes : développer une logique qualitative, intervenir sur plusieurs leviers et relever le défi de la planification urbaine.

Ce que dit le rapport : une crise du logement en Outre-mer

« Le logement ultra-marin est en crise depuis des décennies. » Voilà qui pose le cadre dès la première phrase d’introduction. « Offre insuffisante et inadaptée, déshérence des centres-bourgs, réseaux routiers saturés […], le mal-logement dans ces territoires est une donnée répandue. » Selon les rapporteurs, le contexte est défavorable et les conditions tant géographiques, démographiques, socio-économiques que juridiques se conjuguent pour accroître les difficultés. 

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Ce que proposent les rapporteurs 

1. Logements locatifs très sociaux, logements intermédiaires, habitat intergénérationnel

Ils soulignent, tout d’abord, la nécessité de développer une logique qualitative via la diversification de l’offre et de l’adapter à la demande. Avec, par exemple, des logements locatifs très sociaux (LLTS) et des logements intermédiaires (type T2) davantage proposés. « Les opérateurs doivent produire plus de LLTS qui correspondent aux revenus des populations », écrivent-ils. Ainsi, en Martinique et en Guadeloupe, les DEAL ont mis en place des référentiels pour que cet objectif figure dans les nouveaux programmes des bailleurs sociaux. Cap Excellence en Guadeloupe s’est même engagée à atteindre 40 % de LLTS dans son parc social. Diversifier l’offre passe aussi par l’adaptation de l’habitat vis-à-vis des personnes âgées. « Les pensions de famille ou l’habitat intergénérationnel doivent être encouragés. »

2. Engager la réhabilitation de l’habitat

Réhabiliter le parc privé et réduire le taux de vacance serait aussi une stratégie payante. « Aux Antilles, six logements sur dix vacants depuis plus de 30 ans. C’est particulièrement inquiétant. Le facteur principal en est leur vétusté : 44 % de ces logements en Martinique et 42 % en Guadeloupe ne possèdent ni eau et/ou électricité. »

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