Un colloque sur la préparation au risque cyclonique était organisé sur deux jours à l’Université Gustave Eiffel de Champs-sur-Marne, en région parisienne. C’est l’Agence Nationale de la Recherche qui avait convoqué les représentants de l’État, les élus et les universitaires pour dresser le bilan de travaux lancés dans le cadre de l’opération Ouragan 2017.

Une année évidemment marquée par le passage d’Irma sur les Îles du Nord et qui avait donné lieu à quatre projets soutenus par l’ANR sur la gestion de la crise, les déchets post-ouragan, la reconstruction et les retours d’expérience. À la lumière de ces analyses, il convient désormais de mieux préparer nos territoires.

Mais pour mieux se préparer, il a fallu analyser ce qui s’est passé puis transmettre les résultats de ces travaux aux acteurs concernés. C’est ce que souhaitait Thierry Damerval, président directeur général de l’ANR.

C’est bien de partager cette expérience. Les projets ont souvent été co-construits avec les populations locales ou avec les collectivités. L’idée est que la recherche puisse apporter des connaissances et des enseignements qui soient utiles à tous

Il faut s’approprier ces contributions pour ne pas répéter les mêmes erreurs : oubli du risque, manque de préparation, défiance envers les messages des autorités. Des comportements qui peuvent aggraver les conséquences des phénomènes.

Maxime Desouches, vice-président de la collectivité de Saint-Barthélémy se réjouit de ce colloque qui doit servir à élaborer une feuille de route face au risque cyclonique.

L’idée, c’est d’avoir un plan qui puisse être passé d’un élu à l’autre pour savoir ce qu’il faut faire, non pas en se basant sur l’expérience personnelle uniquement mais aussi les retours d’expérience, les analyses qui permettent de prendre de meilleures décisions pour nos administrés

Les travaux de l’ANR font émerger des outils qui le permettent. C’est l’impression de Sabrina Placidou, directrice de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme à la collectivité de Saint-Martin.

Je pense qu’on sera beaucoup plus efficient à l’avenir puisqu’on aura une véritable base de données qui nous permettra de mieux intervenir au niveau des populations. C’est en étant tous sur la même longueur d’onde, en ayant la même vision qu’on pourra aboutir à de vrais résultats. Le but c’est de mieux accompagner la population pour qu’elle soit plus en sécurité

Tous les acteurs en sont conscients, la préparation au risque cyclonique sera le fruit d’un travail en commun.