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ENQUÊTE – Très décrié, l’apprentissage «mixte» y est toujours prégnant, et les résultats en pâtissent.

Les années passent, et les méthodes de lecture ne font pas consensus. Miroir de ces errances, les évaluations des élèves français démontrent régulièrement leurs difficultés en la matière. En France, pays où l’origine sociale pèse considérablement sur les résultats scolaires, comme le pointe régulièrement le classement international Pisa, un élève sur cinq entre au collège sans maîtriser les savoirs fondamentaux.

Depuis les années 2000, pourtant, les sciences cognitives, nourries par l’imagerie cérébrale, ont établi que seul l’apprentissage syllabique et phonologique permet de développer efficacement l’aire de la lecture dans le cerveau du jeune enfant. Las, les méthodes de lecture dites «mixtes», qui allient la fameuse méthode «globale» (basée sur la reconnaissance automatique des mots) et la méthode syllabique, sont toujours présentes à l’école. En vogue dans les années 1970, ces pédagogies dites «nouvelles» ont imprégné durablement la culture professionnelle des enseignants du primaire…

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