Cette molécule aurait été pulvérisée sur les fruits cueillis encore verts pour accélérer leur jaunissement « afin de présenter à la vente des produits plus attrayants pour le consommateur », ajoute le communiqué.

Autorisé pour l’ananas

Ce phytorégulateur, utilisé pour accélérer la maturation de certains fruits, n’est autorisé en Martinique que pour la culture de l’ananas, afin d’en accélérer la floraison.

Des traces d’éthéphon ont été retrouvées sur 25 lots de bananes parmi 37 testés à différents stades de leur distribution. Les achats auprès des fournisseurs suspectés ont été immédiatement suspendus.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe l’éthéphon comme « légèrement dangereux » et assurait dans une étude en 2015 qu’il était peu susceptible de présenter un risque de cancer pour le consommateur.

Risques pour la santé

Le risque pour les utilisateurs est toutefois beaucoup plus important, car un usage non maîtrisé peut occasionner plusieurs types de symptômes tels que des brûlures de la peau, des lésions oculaires, des diarrhées, des crampes d’estomac ou l’augmentation de l’appétit.

La direction générale de la Santé, suivant un conseil de l’ANSES, préconise de ne pas consommer de bananes plantains soumises à l’application de l’éthéphon.

La Martinique, comme la Guadeloupe, reste marquée par le scandale du chlordécone : un pesticide utilisé dans les champs de bananes des Antilles jusqu’en 1993, provoquant une contamination importante et durable des terres et des populations.